« Ainsi périssent les ennemis de la République ! » Comme le veut la tradition, encore une fois la marmite en chocolat n’a pu résister aux coups de poing du plus jeune et de l’aîné de l’assemblée qui ont symboliquement uni leur poing à ce dessein.

La fête de l’Escalade, véritable fête nationale de la République de Genève a été dignement célébrée ce week-end. Cette fête qui commémore « la miraculeuse délivrance » était le seul moment où la très calvinienne cité ose se lâcher. D’abord il y a tous ces enfants qui se déguisent, puis la course de l’Escalade la plus grande course populaire d’Europe [20’000 coureurs] puis la cortège de l’Escalade qui est le plus important cortège historique d’Europe [900 participants costumés].

« C’est dans la nuit du 12 décembre [ndlr. la nuit du 11 au 12], en l’an 1602, que les armées [ndlr. 2’000 hommes] aux ordres du duc Charles-Emmanuel de Savoie ont tenté d’attaquer [ndlr. en escaladant les fortifications de la cité] la cité de Genève. Réveillés en sursaut, les habitants [ndlr. 12’000] résistent à l’envahisseur et le chassent hors de la cité. A cinq heures du matin Genève est libre … »

De cette nuit de lutte contre l’envahisseur la mémoire ne retiendra comme symbole que l’acte de bravoure de la « mère Royaume ». Catherine Cheynel [épouse de Pierre Royaume, potier d’étain qui deviendra graveur de la monnaie, réfugié à Genève peu après les massacres de la Saint-Barthélémy, en 1572] mère Royaume donc, cette étrangère qui n’hésita pas à jeter par la fenêtre sur les assaillants, sa marmite de soupe de légumes bouillante afin de préserver sa terre de refuge. Ce sont les chocolatiers qui ce sont chargés du reste du symbole en le transformant en marmite de chocolat remplie de légumes en massepain destinée à la casse, au partage et à perpétuer la mémoire …

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