Madagascar, un OFNI ?
23 novembre 2006 by Rotsaka
Madagascar un Objet Flottant Non Identifié ?
Après le post précédent, comment savoir qu’on est malgache, maintenant comment deviner qu’on est à Madagascar ?
En bon petit français que je suis, j’ai toujours entendu parler de Madagascar. Mais au fait, comment, quand, pourquoi ?
A l’école, en cours d’histoire, non décidément rien sur Madagascar, car si la décolonisation est abordée à propos de l’Algérie et de l’Indochine, les 120 000 morts de Madagascar et du corridor en particulier ne valent apparemment meme pas une ligne au collège ou au lycée. Des discrets vous dis je !
A la télé peut être, oui, effectivement de vagues souvenirs de lemuriens gambadant sur des pitons rocheux acérés. Madagascar serait il un caillou hostile peuplé de quadrupèdes rigolos style Mako Moulage (spéciale dédicace pour ceusses qui ont connu) ?
A la radio, que dalle, dans les livres, nib… Pas un chanteur, pas une vedette, pas un champion de sport (et oui Et 1 et 2 et 3 zéro, la triplette malgache championne de pétanque n a malheureusement pas dépassé les frontières du cercle connaisseur bouliste, peut etre un vieux marseillais s en souvient il encore mais hors ca ?) alors quoi ? Une étudiante discrète à l’ENSA de Nancy, vision furtive, taille aussi modeste que le nom est long et impronnonçable, un rêve lointain qui passe.
Qu’est ce qui fait qu’après Tahiti, Madagascar est la destination mythique des français (entre autres), une sorte de Graal, un non pays qu’on reve mais qu on ne connait pas, un triangle des Bermudes où s’envolent et se blotissent des représentations fantasmées ? Je me pose la question et je ne sais, mais comment voyais je Madagascar avant de le découvrir ?
Bizarre, hein, ben non. Demandez a des francais ce qu est pour eux Madagascar. Une ile, déjà bien si ils le savent, francophone ! aie vous avez affaire à un lettré. Je crois que je savais rien de tout cela. je m’attendais a quelque cases en torchis, des danses furieuses au son du djembé (l incarnation de la musique exotique pour tout d’jeuns qui se respecte), des pagnes en feuille de bananier, des savanes profondes, de fières girafes paressant au milieu de lions affamés et de gnous sur leurs gardes. Un genre de cliché Banania, pas vraiment politiquement correct, mais ma vérité à l’époque et ma triste honte maintenant.
Un jour de novembre, l’avion et le départ. Paris : 14°, Tana : 11°. Euh, y aurait il erreur ? Rapidos direction Anosibe, ex stationnement pour le Sud, wouhaou le taxi brousse, tellement typique, les genoux sous le menton, la main crispée sur le siège dans les virages. Enfin l’Afrique !
La main du chauffeur s’approche lentement de l’auto radio, une cassette prete a cracher. Yes, Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly ou bien Manu Dibango, enfin l’Afrique !!!
Euh, pardon, là j ai du me gourrer d’avion : Jo Dassin… Jo Dassin en boucle de Tana jusque Fianarantsoa, 8 h de Jo Dassin. Jo Dassin dans les virages, Jo Dassin dans les montées, Jo Dassin dans les descentes, JoDassin quand ma voisine vomit ou quand le pneu a crevé. Jo Dassin, Jo Dassin, Jo Dassin. Merci à la pause salvatrice à Ambatolampy, Jo Dassin ayant eu la décence de ne pas gouter au akoho rony (bien cuit le akoho comme l’avait conseillé mon docteur), préférant rester bien au chaud dans le mini bus.
Arrivée dans la nuit sous la bruine, maisons de briquettes rouges, odeur de fumée âcre et quelques passants drapés de gris. Parti de Paris, aurais je fait une bonne nuit et une bonne journée de trajet pour tomber à Tourcoing, les collines en plus ? Enfer et damnation, on m’aurait menti ?
Et puis le temps qui passe, et l’oeil qui s’habitue, et la bouche qui goûte, le regard qui scrute, le nez qui hume et l’oreille qui écoute… Alors explose à nos sens le charme de Madagascar, ce charme qu’on ne connaît pas avant, ce charme qu’on ne sait dire, ce charme que la télé, les livres, la radio, les photos n’ont pu transmettre. Ce charme qui nous imprègne et nous enveloppe ensuite partout où nos pas nous mènent, ce charme qui fait qu’on est peut etre pas malgache mais qu’un lien indéfectible nous relie désormais pour le reste de nos jours à l’île qu’on ne sait définir, Madagascar, l’OFNI…
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Malgachoscopie: You know you’re Malagasy when…
23 novembre 2006 by Admin

You know you’re Malagasy when:
Your last name is at least 10 letters long and contains lots of A’s
When people ask you about your race, you have no idea what to say
You have never been afraid of skin cancer even though you go to the beach very often
When in your family, taboo and tradition takes precedence over the law
You eat rice at least twice a day
You have heard that kicking walls or burning green plants will kill your grandmother
You have been pissed waiting on the traffic policeman to give you the right of way at a crossroad
You have been to an exhumation and a circumcision
You know that the alphabet only have 21 letters
You know the group Mahaleo
When you die you’ll be buried in a family tomb
Every Comorian for you is a Mamadou and every white person is a Vazaha
When it comes to sports, you think football is the biggest, and rugby and pickpockets are related
You think sweet beans are gross
You get paid to go to public university
You have taken at least 2 foreign languages in school
You have driven in a 2 way street which is the exactly the width of 2 cars but you made it safely
You know that we burry navel cords ( tadim-poitra) and you actually know where yours is buried
You drive without any speed limits
You know which of the 18 tribes you belong to
Your mom told you that if you don’t wear your shoes, your stomach will hurt
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Misaotra antsika rehetra et “Happy Thanksgiving”!
23 novembre 2006 by Mcmalagasy
Pour ceux qui ne savent pas, le 23 novembre, 2006 est un jour ferie en Amérique. Nous célébrons les pélerins dont la plupart des Américains sont des descendants. Ainsi pendant ce jour ferie, les gens apprécient un bon repas, de préférence avec tous les membres de la famille et généralement le sujet à table tourne autour de toutes les choses envers lesquelles il y a lieu d’etre reconnaissant. Chaque année, le 4ème jeudi du mois de novembre est consacre aux remerciements. Un jour spécial pour dire MERCI
La plupart de mes collègues ne prennent pas beaucoup de vacances, mais pour Thanksgiving, le bureau est fermé, même le jour qui suit. C’est énorme! Oui, pour ceux qui ne sont pas au courant du système américain, généralement nous travaillons 40 heures par semaine et nous prenons seulement 2 ou 3 semaines de vacances de par an. Alors avoir 4 jours pour Thanksgiving, il faut en profiter! La majorite des gens rentrent chez eux donc les aeroports sont bondes et les embouteillages sont monstreux. Il faut essayer d’eviter les voyages en cette periode. Alors que faire?
Et bien dire merci tout simplement. Pour commencer, merci a mon partenaire d’etre aussi aimant. Merci a ma famille de m’aimer autant. Merci a mes amis, amies d’etre la pour moi. Merci a mes collegues de faciliter mon travail. Merci a mon agent pour m’avoir trouver mon chez moi (oui, je viens d’acheter mon chez moi!). Merci a mes voisins pour “la block party”. Merci a ma belle-famille pour le super repas qui va etre servi. Merci a mon partenaire pour le resto qu’on va se faire ensemble ce soir. Merci a l’omnipotent, l’omnipresent, l’omniscient pour toutes les bonnes choses de la vie que j’apprecie au quotidien: l’air, la vie et les jolies paysages. Merci aux Malagasy du monde qui travaillent dur. Merci aux Malagasy d’etre passes sur ce blog. Merci a Tattum pour avoir cree cet espace ou je peux m’exprimer. Merci a tous les membres et les futurs membres, pour leurs apports. Merci aux lecteurs. Merci a ceux qui ont laisse ou vont laisser, leurs commentaries. Merci aux futures membrers. Merci a mon partenaire de me laisser surfer autant. Et pour finir, merci de laisser la liste de vos remerciements.
Happy Thanksgiving, everybody!
P.S.: J’ai choisi de ne pas parler de la notion de “giving back”, cela pourra faire l’objet d’un autre post.
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How random encounters can make a difference:
22 novembre 2006 by Lova
(Photos via Luke Freeman, BBC)
We had an exchange awhile ago with fellow contributors to this blog (Harinjaka, Jogany…) on how little things can sometimes make a major difference. It is called the and it is also the subject of a book, « the tipping point », by Malcom Gladwell (« le point de saturation » in French). Hjk wrote about it ( For the life of me, I cannot retrieve the link), Jogany eluded to it in her last « Thank the skope » post and it is also a part the of underlying simple idea of this blog (right Tattum ?): the people we meet along the blogopshere can lead us to achieve more (cf Many, Tovamanana and Hjk’s wordpress malagasy project).
The reason for this post is that this concept is most certainly not restricted to the blogging communnity. Here is a story that you may find interesting:
Writing for Madagascar’s president »
By Luke Freeman
Antananarivo, Madagascar
Luke Freeman is an an anthropology lecturer in London who « set off microphone in hand to Madagascar to live the life of the young cowboys who drive herds of long-horned, hump-backed zebu on foot across this vast Indian Ocean island. »
In Madagascar, he taught an English class and met a certain Marc Ravalomanana who was one of his student. The rest,as they say, his history. As Luke described: « One night I was a dusty cowboy surviving on dry meat and rice, sleeping on a bed of straw on the starlit plains of western Madagascar. The next evening I was dressed in a dark suit and flying over the same plains in the presidential jet. »
Yep, in this new trend of globalization, life happens at rabid pace.
An interesting piece is the description of the president and the way he operates from his point of view:
« Although he may be politically inexperienced, 54-year-old President Ravalomanana is no hothead.He had established his dairy business by taking quick decisions and seizing opportunities. He had seen in me somebody who could solve his communication difficulties and help him address the English-speaking world, with whom he is keen to forge political and economic alliances.On a domestic level he had found someone who knows the Malagasy people from the bottom up, and who, unlike him, lives with cattle drovers and rice farmers.He saw my use to him before I did. It may just be that the cowboy who wandered in off the plains could be the person to help him. »
On a personal note, I was struggling to decide what to do with my life after school. Fundamental research lacked a certain practical aspect to me. I was wandering the laboratory facilities at school when I saw an article about a project called « X » designed to make affordable diagnostic tools for HIV in Africa. The next morning, I took the elevator with a man who looked just like the person in the article. I stepped out of the elevator, introduce myself and the rest is history.
Take home message ? Keep doors open and network agressively. « Ny gasy tsy tia misehoseho« . This is very true and don’t get me wrong, I value humility as a great trait of character. However, seizing opportunities is not antonymous with being true to oneself and making things happen.
Cheers,
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Malagasy du monde
21 novembre 2006 by Tattum
Premier post communautaire initialement publié sur L’odyssée de Tattum, paru le 22 mars 2006:
Le sujet et l’objectif de ce post m’ont été inspirés suite à lecture de l’article sur la fuite des cerveaux de la Gazette que j’avais intitulé « A méditer« .
Non pas que je nous gratifie tous de cerveaux, tant mieux me diriez-vous, mais il s’agit surtout de présenter succintement dans le contexte de chacun, ce qu’il pense de son parcours et du pays où il se trouve, laissant à chacun de nous le soin d’en tirer ou non des conclusions.
En attendant un blog communautaire malgache fonctionnel et dynamique (ben c’est Malag@sy miray!), j’ai trouvé intéressant de réunir dans ce post donc plusieurs de mes compatriotes, et à la demande de certains,
je jouerai le rôle du présentateur qui chante, en général comme une casserole, à la fin de l’émission de variétés. Ils ne chantent peut-être pas, mais nous avons en commun, outre la terre de nos ancêtres, de faire partie de la blogosphère malagasy, en tant que bloggers ou futurs bloggers.
Je tiens à remercier tous les participants, pour votre enthousiasme et votre spontanéité.
Alors avec nous, par ordre alphabétique:
Aiky de Madagascar croissance
Cinthia, in her Life of a Belly Dancer Wanna-Be
Damy, futur blogger?
Dadee d’Itamaso
Elodieriana et ses trésors
Haja a.k.a Rhaj et ses points de vue en tant que Malagasy
Harinjaka ou i-harinjaka
Lilia et ses sujets de réflexion du moment
Lova who rants on family, global issues and old socks
Marc et ses péripéties au Maroc
Nivo in her cool space
Rija, secret blogger ![]()
Sandy alias SRA
Vaomiera | Roots and modernism
Vola who lives and lets live
Tattum dans son odyssée
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Malagasyscopie par la blogosphère malagasy
19 novembre 2006 by Tattum
Se sont joints à la Malagasyscopie, ou regards sur nous-mêmes, inspirée par l’article « Ho an’ny Gasy andafy » de VANF:
Malagasyscopie par Aiky
Malagasy Copy par Dadee
Malgachoscopie par Elodieriana
Malagasy kôpy par Harinjaka
Malgachoscopie par Hery
Lettre à un Malagasy de Madagascar par Iko
Malagasy Kopia par Jentilisa
Malgachoscopie | When you give back par Jogany
Malgachoscopie par Lilia
Malgachoscopie par Lutinewink
Malgachoscopie – Exil + Madagascarianskopia par Lova
Malagasyscopia par Malagasy any California
Malgachoscopie par Many
Malgachoscopie par Marc
Malgachoscopie par Mia
Malgachoscopie par Nivo
Malagasyscopie par Rajiosy
Malgachoscopie par Tokinao
Malgachoscopie – Fantatro izay fihaviako par Tomavana
Malgachoscopie par Vola
Malgachoscopie (partie 1) par Xavier
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Petits espoirs…
19 novembre 2006 by Rotsaka
Sorti de ma flemme sahelienne, quelques idées à partager. Trop paresseux pour créer mon blog et trop complexé pour essayer d’atteindre le niveau de Tattum, je profite de son initiative pour réaliser ce que j aurai aimé créer. Parasitisme ou symbiose…
Alors please, un peu de compassion, premier post, juste un test, encore a mes premiers pas et je ne suis pas sur d etre encore bien au point.
Bref, fin des combats contre les moulins générationnels et contre les citadelles imprennables a Madagascar, oublier les regards dans le rétroviseur et délibérément regarder l’avenir, les enfants de Madagascar et leurs rêves, leur inventivité, cette envie de créer qu ils récèlent.
Juste quelques jeux comme cet enfant tenant un hanneton en laisse. Pas facile d entretenir un cotton de Tulear ou unYorkshire dans le Lalangina, un Hanneton c est pratique, pas d aboiements, ni de morsures et aucun frais pour le nourrir.
Certains revent plus tard de destins simples, des élevages prospères, des vies loin des contingences actuelles, des fêtes généreuses, des zébus simplement comme papa ou meme plus.
Quelques branchettes de pin et un enclos où se reposent trois zébus, un peu d’argile et un magnifique mâle dont on sera fier. Une manière pour les petits patres de s’occuper mais aussi d’exprimer les désirs qui les taraudent. Comme n’importe quel enfant du monde, je veux faire comme…
Mais quoi ? Et le genre alors me direz vous, et les femmes ou plutot les fillettes. Les memes jeux qu ailleurs, les memes barbies mais l’imagination et la débrouillardise en plus. Pas de Wall Mart ou de Carrefour à l horizon, on fait comme on peut, pas de pétrole à Mada mais des idées…
Une princesse de bois et de chiffons, un peu de rose et de bleu dans un océan de gris.
Mais aussi le jeu, les rires comme partout avec juste une touche caractéristique comme cette larve ci dessus qui sert au bon vieux jeu du « qui c’est ? ». Si vous avez lu les contes de la bécasse de Maupassant, la queue de la larve, c est le bec de la bécasse. Cette larve bouge et lorsque sa queue s arrete elle designe celui ou celle qui fera tel ou tel gage. Jeu universel mais moyen atypique.
Quelque petits petits exemples d une inventivité millénaire. Tant de reves ne peuvent mourrir, ne reste qu’à les décliner en réalité….
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