Premier post communautaire initialement publié sur L’odyssée de Tattum, paru le 22 mars 2006:

Le sujet et l’objectif de ce post m’ont été inspirés suite à lecture de l’article sur la fuite des cerveaux de la Gazette que j’avais intitulé « A méditer« .
Non pas que je nous gratifie tous de cerveaux, tant mieux me diriez-vous, mais il s’agit surtout de présenter succintement dans le contexte de chacun, ce qu’il pense de son parcours et du pays où il se trouve, laissant à chacun de nous le soin d’en tirer ou non des conclusions.

En attendant un blog communautaire malgache fonctionnel et dynamique (ben c’est Malag@sy miray!), j’ai trouvé intéressant de réunir dans ce post donc plusieurs de mes compatriotes, et à la demande de certains,
je jouerai le rôle du présentateur qui chante, en général comme une casserole, à la fin de l’émission de variétés. Ils ne chantent peut-être pas, mais nous avons en commun, outre la terre de nos ancêtres, de faire partie de la blogosphère malagasy, en tant que bloggers ou futurs bloggers.
Je tiens à remercier tous les participants, pour votre enthousiasme et votre spontanéité.

Alors avec nous, par ordre alphabétique:
Aiky de Madagascar croissance
Cinthia, in her Life of a Belly Dancer Wanna-Be
Damy, futur blogger?
Dadee d’Itamaso
Elodieriana et ses trésors
Haja a.k.a Rhaj et ses points de vue en tant que Malagasy
Harinjaka ou i-harinjaka
Lilia et ses sujets de réflexion du moment
Lova who rants on family, global issues and old socks
Marc et ses péripéties au Maroc
Nivo in her cool space
Rija, secret blogger :)
Sandy alias SRA
Vaomiera | Roots and modernism
Vola who lives and lets live
Tattum dans son odyssée

1.Es-tu né(e) à Madagascar?

Aiky: oui
Cinthia: Oui, à Antananarivo.
Damy: Oui, je suis né à Madagasikara.
Dadee: Né à Tananarive Madagascar
Elodieriana: Oui, à Antananarivo
Haja: oui
Harinjaka: oui
Lilia: Oui, je suis née à Tananarive. Je suis partie à l’âge de 13 ans avec ma famille proche : père, mère, frère et soeur. Cela a beaucoup facilité les choses. Pas vraiment de déchirement ni de tristesse; on avait l’habitude de voyager en famille (Réunion, Maurice, France, Djibouti…) Pourtant, mes parents sont partis avec seulement des valises, pas de containers ni de caisses…
Lova: Non, je suis né à Nice mais je suis revenu a Madagascar à l’age de 4 ans. Je considere donc que j’ai grandi a Tana.
Marc: YES !!! Je suis né à Tana et j’ai vécu sur la côte du Nord au Sud !
Nivo: oui
Rija: oui
Sandy: oui
Vaomiera: Oui
Vola: Non
Tattum: oui, à Antananarivo

2.Lieu de résidence actuel (ville et/ou pays)

Aiky:
Antananarivo, Madagasikara
Cinthia: Washington, DC. USA
Damy: Espagne
Dadee: Village balnéaire Ambatolaoka Nosy Be – Nord de Madagascar
Elodieriana: Je suis maintenant à Montréal/Canada
Haja: Montréal, Canada
Harinjaka: Provence-FRANCE
Lilia: Depuis août 2003, j’habite à Montréal au Canada. Mais cette fois-ci, on est venu avec une vingtaine de cartons : tableaux, CD, livres, partitions… à valeur sentimentale + qu’autre chose.
Lova: Lafayette, Indiana, USA
Marc: Casablanca /Maroc
Nivo: Paris / France
Sandy: PARIS
Rija: Paris, FRANCE
Vaomiera: Toulouse – France
Vola: Région parisienne
Tattum: Gironde, FRANCE


3. As-tu déjà vécu dans d’autres pays? Si oui, lesquels? (vacances non concernées)


Aiky:
Jamais

Cinthia: Nice, France, pendant 11 ans.

Damy: Jamais j’ai vécu dans d’autres pays.

Dadee: Non.

Elodieriana: Non, je suis pas mal têtue, je ne voulais que le Canada

Haja: États-Unis

Harinjaka: J’ai vécu deux ans à Pékin- CHINE, deux ans à Londres-UK, et depuis 1997 je suis en Provence-FRANCE (entre Aix et Marseille)

Lilia: J’ai vécu en Martinique, un DOM des Caraïbes dans lequel j’ai suivi tout ma scolarité du collège, au lycée et université.

Lova: France: (Paris, Toulouse), Cote d’Ivoire ( Abidjan), US ( Washignton D.C, New-Orleans)

Marc: Oui ! Euh…

Nivo: non, à part Mada et la France…, et 3 mois et
demi à Calcutta, pour un échange universitaire (mais bon, de là à dire que j’y ai « vécu » :) )

Rija: Madagascar, France

Sandy: NON

Vaomiera: Non, seulement Mada et la France

Vola: Ile de la Réunion

Tattum: non, sédentaire en France et dans mon pays natal

4. Peux-tu nous raconter succintement le parcours qui t’a amené là où tu vis actuellement?

Aiky: études secondaires classiques mais toujours parmi les
premiers de la classe. Beaucoup d’expériences en entreprise même avant le bac mais surtout après. il faut toujours combiner les études et les expériences professionnelles.
De la perséverance. Un peu de relation 😉 et surtout la curiosité à tout moment.

Cinthia: En 1993, mes parents ont décider de quitter la France et de commencer une nouvelle vie aux Etats-Unis à la recherche de meilleures opportunités. Nous n’avions rien que nos valises et un peu d’argent dans les poches, mais nous avons petit à petit batit notre vie ici.
Voilà presque 13 ans que nous sommes dans ce pays.

Damy: Après mes études en philosophie puis en Théologie de 3ans, j’ai été ordonné prêtre le 14 juillet 2001 .
Après les différentes célébrations, la Province m’a envoyé à Ilakaka pour responsable de l’Église Saint Vincent de Paul (Curé de la paroisse des Saphirs). J’étais là-bas pendant trois ans d’expérience. Et comme la Congrégation de la Mission a besoin un professeur de Morale, et après avoir analysé mon parcours de formation, les notes, les appréciations, les Conseillers de la Province ont décidé de m’envoyer en Espagne, parce qu’Espagne est plus
célèbre dans cette matière. Je suis monté à Antananarivo donc pour préparer les papiers. Je les ai envoyés en Afrique du Sud par DHL, en expliquant les détails par e-mail. J’ai eu mon VISA et je suis ici en Espagne depuis 2004.
J’ai fait 2 semaines du cours intensif de l’Espagnol car en arrivant ici je parlais pas espagnol. Pour arriver ici à la maison j’ai communiqué avec le chauffeur de Taxi par gestes et je lui ai montré l’adresse de ma destination, car lui, il ne parlait pas ni français ni anglais. Après ces 2 semaines du cours d’espagnol, j’ai commencé mes études universitaires. Imagine par là Tattum les épreuves que j’ai passées et des autres changements aussi. Mais j’ai réussi bien mes examens et maintenant, ça passe sans trop de difficultés. Merci à Dieu et à ceux et celles qui m’ont aidé. Il me reste à faire maintenant 4 matières et ma « Tesina ». Je la commence
déjà, intitulé: « Éthiques pastorales de l’inculturation du mariage à Madagascar ». Après cela, je pense d’écrire et de publier quelques choses sur mon pays, des simples livres pour mes compatriotes, d’approfondir mes études en Anthropologie, en ethnologie. Si ma future charge va me permettre de le faire.

Dadee: Trois raisons :
1. Familiale. Ma femme et moi nous nous sommes séparés. J’avais besoin de prendre l’air et Tananarive commençait à me fatiguer avec la pollution et tout le système merdique.
2. Andalanamusic.
Etant à la recherche des cultures enfouies et opprimées par le système commercial, j’ai plus ou moins visité toutes les régions de Madagascar (Sud – Ouest – Est). Le Nord a été ma dernière destination…. J’ai déjà vécu avec mes parents à Diégo Suarez…C’était dans les débuts des années 90… C’est un peu comme si je fermais la boucle en revenant dans le nord.
3. Itamaso:
Nosy Be entre dans le cadre du PIC ( politique de dévéloppement économique instauré par Ravalomanana ) en même temps qu’Antsirabe et Fort Dauphin. Itamaso étant une agence de communication interactive, je
me suis mis en tête de développer le secteur des NTIC dans le Nord.
Nosy-Be est une île hypertouristique. Malheureusement les
infrastructures pour la commmunication et l’Information sont très mal développées pour l’instant… Tu n’as qu’à voir sur Internet. A part quelque sites web d’opérateurs touristiques (qui laissent souvent à désirer) tu n’as rien concernant Nosy Be. La Mairie de Nosy Be n’est
même pas présente par exemple…

Elodieriana: Disons qu’après mes études de maitrise à Mada, je voulais absolument continuer vers un 3e cycle. J’ai déposé ma candidature en France, Suisse et Canada
et j’ai finalement opté pour le dernier. J’ai préparé mes papiers et mes valises, j’avoue que c’était plus facile que je ne le pensais et j’ai débarqué en 2000 à Montréal
sous un soleil brûlant. Mais j’ai étudié au Nouveau-Brunswick, 2 années d’étude et j’ai travaillé au gouvernement. Mon expérience canadienne est surtout en gestion de projets de développement, c’est un métier que j’adore. Un moment donné, je voulais changer d’environnement, relever plus de défis tout en restant dans le développement international. Car là où je me trouvais, c’est pas mal petit, moins de défis et j’étais la seule malgache du coin. J’ai trouvé l’emploi recherché à Montréal dans
un organisme international réputé. Montréal n’est pas ma ville préférée, je suis plutôt une fille de la nature mais c’est ici que j’ai trouvé l’emploi de mon cœur.

Haja: Après études supérieures aux US, s’est installé à Montréal.

Harinjaka:
je vis à Provence-FRANCE (entre Aix et Marseille) en tant qu’étudiant.

Lilia: La Martinique est très petite : 1000 km2.
Quand je me suis mariée (à un français métis guadeloupéen né en région parisienne), nous savions qu’ayant fait le tour d’un si petit espace, puis ayant visité les îles qu’il y avait à voir à proximité, le moment était venu de retourner dans un continent. Mais mon mari ne voulait pas retourner en Europe où il a grandi, moi j’aimais bien les Amériques,
donc on a opté pour le Québec. Le Québec parce que c’est la France en Amérique du Nord.

Lova: Lycee a Paris, PCEM ( manqué) à Toulouse, aide financiere pour etudes aux US via UN, depart pour Tulane
University pour une maitrise en bio, these en sciences medicales fondementales a Purdue University, Indiana.

Marc: :)

Nivo: Je suis venue en France après le bac. Après 2
ans de classe prépa en région parisienne, j’ai été « projeté » à Lyon :) pour 4 ans d’école de commerce… et je suis de nouveau à Paris depuis qq mois, depuis que j’ai trouvé du boulot.

Rija: arrivé en France après le bac pour des études en informatique. J’ai eu la chance d’être au bon endroit au bon moment, soit en 2000.
L’entreprise où j’étais en stage de fin d’études m’a proposé de régler mes papiers, depuis, tout roule et ça bosse dur!

Sandy: J’étais parti après le bac pour faire des études d’ingénierie informatique en deux cycles : 1er cycle deux ans et deuxième cycle 3 ans. Je suis entré relativement facilement dans la vie active puisque l’entreprise chez qui j’ai fait le stage de fin d’année m’a permis d’avoir directement un CDD. J’y suis resté un an puis je voulais voir si l’herbe était plus verte ailleurs. A partir de ce permier changement, je me suis fixé comme objectif de me remettre en question (mettre mon CV sur le marché du travail) au moins une fois par an pour voir ce que je vaux et pour me permettre de me poser les bonnes questions ou de m’inquiéter si ce que je fais ne pourra pas se vendre ailleurs.
Maintenant, je fais partie des « vieux » puisque les débutants ont souvent dix ans de moins que moi :-)

Vaomiera: Bac a Mada, concours pour stage exterieur a l’Ambassade de france (tananarive). 3 ans d’etudes a Marseille puis retour a Mada de facon definitive.
Apres qq annes d’experience sur place, envie de poursuite d’etudes. Etant selectionne dans une universite a Bdx, poursuite d’etudes pdt 1 an.
Difficulte de trouver le premier emploi en France, attente de la reponse de la direction du travail pdt 4 mois. Carte de sejour temporaire au bout de 6 mois.
Changement de statut « salarie » apres des mois de galere. La routine, quoi.
Embauche dans une entreprise sur Toulouse depuis bientot 3 ans.

Vola: Après une enfance dorée et une adolescence sans histoires, Vola continue ses études à Rouen puis monte à Paris.

Tattum: La poursuite de mes études en France s’inscrivait dans la suite logique après le bac. Mais après une année semi-sabbatique initiatique, j’ai choisi d’alterner études et expériences professionnelles, en France et à Madagascar plutôt que de passer 4 ou 5 ans dans une école, institut
ou fac. Mes études enfin finies, je suis restée en Gironde, dans la phase de découverte des différents domaines où peut m’emmener mon métier. Je n’ai pas été épargnée par la paperasse administrative non plus, mais à plusieurs reprises, on ne m’a rien demandé, mes employeurs
semblaient persuadés que j’étais française, malgré la présentation de mon passeport. Je n’allais pas tendre le bâton pour me faire battre non plus!

5. Quels conseils aurais-tu pour les jeunes compatriotes bacheliers
concernant le(s) lieu(x) de tes études (passées, présentes, futures)?


Aiky:
N’attendez pas le meilleur salaire pour travailler, les jobs peuvent se valoriser dans votre CV, foncez foncez foncez toujours, si vous ne renversez pas une montagne au moins vous auriez ouvert une porte.
Les études ne se terminent jamais car l’homme est un éternel apprenti.

Cinthia: Il serait préférable de bien assurer son Anglais, parlé et écrit, avant de venir étudier aux Etats-Unis. Cela faciliterait mieux la transition car peu de gens ici parlent Français et la plupart des Americains, si bien professeurs qu’étudiants, en général s’attendent à ce que les nouveaux étudiants venant d’autres pays s’assimilent assez vite à
la langue.

Damy: sortir de ton pays est difficile mais très utile. il y a beaucoup de changement, de mentalité…mais tout cela te permet d’avoir un nouveau jugement, de faire une comparaison des différentes valeurs…d’avoir un recul pour avoir une bonne vision de ton pays…
Mais sortir de ton pays ne veut pas dire fuir de ton pays. Je ne suis pas pour les jeunes qui font leurs études à l’extérieur et ne reviennent plus à Madagasikara. Moi au contraire, j’ai un rêve de changer mon pays, d’apporter quelques choses à mon pays, de participer au développement de mon pays, de contribuer…
Avant de venir ici, il faut savoir profiter à connaître les valeurs de ton pays, savoir lire les différents auteurs culturels de ton pays…cela te permet à avoir une vision complète et de mieux comparer les réalités et de répondre la curiosité des gens de l’extérieur.

Dadee: L’important je crois n’est pas le lieu. Je pense que l’important est de pouvoir vivre sa vie et sa passion.

Elodieriana: Je n’ai pas de conseils particuliers. Il faut y aller avec le cœur et non avec la tendance. Il faut connaitre ses priorités et ne jamais avoir peur de planifier 10 ans à l’avance, se faire un tracé du chemin qu’on aimerait parcourir. Il faut réaliser ses rêves et ne pas se faire dicter par les critiques des autres. On a des écoles post-secondaires intéréssantes à Mada, ce n’est pas des études à l’étranger qui nous garantirait un emploi, c’est la personnalité et la détermination.

Haja: Etudier aux US m’a été très enrichissant :
– l’ambiance en classe et les relations avec les profs,
– la possibilité de choisir sur ce que tu veux faire vraiment (de là découle le haut niveau de motivation de chacun, et conséquement, leur réussite, du moins en études supérieures),
– comprendre et vivre l’American way of life, et aussi tous ces idées ou idéaux « modernes » (?) (les U américains étant avant-gardistes ou précurseurs sur des
domaines variées).
Bref, ce qui est important, ce n’est pas les études et son contenu, mais vraiment le vécu dans le système (éducatif).

Harinjaka: Par rapport à d’autres villes en France, rares sont les étudiants malgaches qui viennent étudier à Aix-en-provence ou de Marseille.
Pourtant, ce sont deux belles villes où l’on trouve un large
éventail d’universités et de grandes écoles (Art et métier, sc Po, école de Management …) mais aussi deux villes qui proposent des bonnes conditions psychologiques (important) pour reussir ses études.

Lilia: Je n’ai pas de conseil spécifique à donner, chaque cas étant différent. Comme je n’encouragerai pas nécessairement à un malgache de quitter Mada s’il est heureux là-bas.
Le bonheur est dans la tête et est lié à notre condition de coeur. J’ai des cousins qui sont restés et qui ne m’envient pas.
Pour les études, la France et le Québec offrent de bons choix et un bon niveau, mais il y a beaucoup plus de chômage en France. Je pense que la vie au Québec pour un étudiant offre plus de perspectives (bilinguisme, + d’emplois à la clé, moins de ségrégation…) mais il me semble que
les études coûtent beaucoup plus chères ici. Il faudrait se renseigner à ce propos car n’ayant pas fait mes études ici, je ne suis pas certaine. En tout cas, je trouve dommage qu’ici, les étudiants soient obligés de travailler en même temps pour payer leurs études, sinon ils doivent s’endetter avant même d’entrer dans la vie active.
Moi, en France (en Martinique), je me suis consacrée à mes études sans partage car le lycée (pour le BTS) et les universités sont quasi-gratuites (tu paies une somme symbolique, mais ensuite tes livres bien sûr). Ici, j’entends parler de sommes faramineuses (genre 30.000$ par an !!!)

Lova: Tout depend bien evidemment des opportunites presentes mais en regles generales:
1) Les aides financieres pour etudiants etrangers sont plus nombreuses qu’on le croit surtout dans les pays anglophones.
2) L’experience d’un vecu a l’etranger n’a pas de prix d’un point de vue carriere professionelle dans le commerce ou la
politique.
3) La langue etrangere se maitrise plus rapidement qu’on ne le croit surtout en etant sur place
4) Etre l’un des premiers ou l’un des seul malgaches dans un patelin a des avantages meconnus :) L’oppose de nul n’est prophete en son pays
est aussi vrai :-)

Marc: Le voyage ouvre vraiment l’esprit, il faut le vivre pour s’en rendre compte. Voir les autres cultures ne suffisent pas, il faut vivre s’en imprégner pour les comprendre. Profiter de la jeunesse pour voir le plus car une fois marié, c’est plus difficile.
Miser plus sur l’anglais car c’est clairement l’avenir, parler anglais couramment est incontournable pour ceux qui veulent un profil international. Enfin, développez l’esprit d’entrepreunariat car en général nous avons un
esprit de technicien…

Nivo: à Paris : ça bouge, c’est une grande ville, tu peux y faire tout ce que tu veux, quand tu veux… Et c’est vrai
que ça foisonne d’écoles et de facs… on peut y trouver de tout.
Perso, pour avoir vécu 4 ans à Lyon, je préfère de loin la vie
parisienne, même si elle est stressante et loin du rythme pépère qu’on pourrait avoir à Mada. La vie est est plus chère qu’ailleurs (surtout en termes de logement), l’idéal étant d’habiter en proche banlieue, pour payer un peu moins en termes de loyer et pouvoir bouger comme on veut.

à Lyon : une ville idéale pour les étudiants et pour ceux qui n’aiment pas les rythmes effrenés de Paris.
Pas beaucoup de conseils à donner… En termes de logement peut-être (oui oui je focalise :) ) : la ville de la colocation, où on peut habiter en plein centre de Lyon, dans 110m2, avec vu imprenable sur le Rhône, le métro à 2 mn et tous pour faires ses courses à 10mn à pieds…. pour 180€!
Bref, si vous aimez la province, je vous conseille vivement Lyon! oui, il fait peut-être légèrement plus froid
enn hiver.. mais bon, y a pas que des avantages :)

Rija: to be at the right place, at the right moment, with the right persons. Et si ça ne marche pas, continuer.

Sandy: bacheliers à l’étranger ou à Madagascar ? Je n’ai pas de connaissance de la réalité du marché du travail
ailleurs qu’en France mais si j’ai un conseil, c’est de bien faire le lien entre
1. ce qu’on a envie de faire
2. ce qu’on est capable de faire
3. la réalité de la filière choisie sur ce le marché du travail.
Perspective: Tananarive, Paris et peut être un jour US , UK ou l’Asie :-)

Vaomiera: ca depend des moyens financiers et intellectuels.
– eviter surtout de venir en france pour faire des etudes qui n’aboutissent a rien
– etudier plutot que travailler.
Essayer d’integrer une universite reputee sinon la voie royale c’est prepas et grandes ecoles

Vola: Paris est une formidable opportunité pour tout ce qui relève de la culture et l’actualité. Si vous envisagez de travailler dans l’un de ces domaines, c’est le passage obligé.
Essayez de viser un pays anglophone aussi. C’est ce qui manque dans mon parcours hélas …

Tattum: A chacun son parcours, sa filière et son plan de carrière. Ceci étant, ne pas, ne plus hésiter à sortir des sentiers battus et à explorer d’autres ouvertures, d’autres pays, anglophones, comme l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada ou les Etats-Unis, si vous choisissez d’étudier à l’étranger. Là où on a le choix de choisir et non juste se plier à une administration rigide ou atterrir sur une terre d’accueil
factice.


6.Qu’est ce qui nous donnerait envie de vivre dans le pays où tu te trouves?


Aiky:
L’espoir qu’un jour l’avenir n’en sera que meilleur. Il y a beaucoup de choses à faire au pays et ce n’est pas en étant loin que l’on pourra contribuer à son développment (hé je ne vous vise pas, vous qui êtes à l’etranger, hein :-D) Il y a beaucoup de richesses : naturelles et culturelles. Les malgaches sont un peuple pacifique et accueillant. La main d’oeuvre est intelligente et abondante.
Le look’s (il faut vraiment y goûter), le katy (euh… ah!ah!ah!) et les lémuriens (Remarque, j’aimerais quand même partir un peu à l’étranger pour changer de rythme et changer d’atmosphère, ne serait-ce que pour une année pour mieux revenir)

Cinthia: L’Amérique est un pays d’opportunités et de portes ouvertes. Ici, il est possible d’accomplir ses rêves, d’aller plus loin qu’on aurait jamais penser. Voici un pays ou on encourage les gens à accomplir le rêve Américan quelle que soit leur race, religion, age, handicap, ou sexe.

Damy: Montrer que les Malagasy ne sont pas seulement ceux qui sont vus par les différents reportages (pauvres, prostituées…). Cette réalité inculque dans la mentalité des européens une mauvaise image des Malagasy et
considèrent qu’un noir est un pauvre type sans intérêt.

Dadee: Je me rappelle avoir rencontré un ami un jour. Il a voyagé un peu près partout dans le monde. Il est même allé au Brésil. Mais je me souviendrai toujours de cette phrase qu’il m’avait sorti « Il n’y a qu’à Madagascar où tu peux encore avoir quelqu’un te chercher un seau d’eau quand t’es malade pour 100 Ariary » … Et même s’il le pays est pauvre, le bonheur est là. On ne se sent mieux que chez soi je crois.

Elodieriana: L’humanisme encore existant des canadiens et le respect de la diversité culturelle.

Haja: Canada ou US c’est l’Amérique. En désordre :
– la liberté (individuelle),
– la tolérance mutuelle,
– l’esprit marchand avec le respect du « client-roi »,
– le reflexe d’avoir « check & balance » dans les organisations,
– l’esprit winner (confiance en soi, encourageant, travailleur, efficient et
motivé) mais qui cherche aussi des situations win-win,
– le courage d’innover,
– le franc-parler,
– la simplicité,
– l’optimisme,
– …

Harinjaka: Le climat méditerranéen (toujours du soleil), on est proche de la mer et pas loin de la montagne …
Pour le social, on a plusieurs associations malgaches mais aussi un consulat de Madagascar (très utile pour la constitution des dossiers de séjour à la préfecture)
Pour les nostalgiques du pays, des soirées avec des artistes malgaches sont organisées au moins une fois par mois par des associations malgaches, une boîte de nuit malgache animée par un ancien DJ du Caveau Antaninarenina ouvre tous les vendredis soir et c’est gratuit avant minuit , un restaurant malgache, deux boutiques qui vendent des
produits importés de Madagascar (THB, dzama …) etc.
Bref, on a l’impression d’être en France en vivant comme si on était à Mada.

Lilia: Une excellente qualité de vie, sans que ce soit trop chère. Pouvoir vivre en ville à côté de plusieurs grands parcs, quasiment sans embouteillage. Manger français (lol) tout en accédant facilement aux autres cuisines si on veut : on trouve même du Ravitoto !!!
Culturellement, on est comblés (musées, bibliothèques, festivals, théâtre…) à mi-chemin entre l’anglophonie, la francophonie et les fortes communautés italiennes, hispanophones et asiatiques.
Des gens très gentils et souriants que sont les québecois, une tolérance et une liberté au quotidien. Un environnement pas encore trop dangereux… On peut encore oublier de
fermer la voiture ou les fenêtres la nuit (en été, bien sûr, sinon tout gèle dans la maison, lol)

Lova:
1) G.W. Bush ( just kidding)
2) le sport a la tele ( still kidding)
3) On est plutot bien remunere ici ( not kidding anymore)
4) Les gens sont plutot acceuillants ( a ma surprise). La tension sociale est moindre car les gens n’ont pas de vrai soucis financiers

Marc: On a les 4 saisons, on a la mer (belles plages), la montagne (stations de sports d’hiver), le désert dans le même pays !!! Et pour pas cher !!!

Nivo:
-la richesse culturelle, l’ouverture aux autres cultures…. l’ouverture aux choses nouvelles en général
– le choix : dans les études, dans les loisirs….
– j’ai beau cherché mais je ne vois pas autre chose :)

Rija: la diversité culturelle au sens artistique et non social, le vin, quoi d’autre?

Sandy: La « stabilité » (surtout financière) mais seulement une fois qu’on a un emploi, la diversité même si ce n’est pas encore la même chose qu’aux US, l’UK ou en Asie.

Vaomiera:
rien sauf les opportunites d’emploi actuelles ;-))
Un climat assez clement. Pas loin de la mer mediterannee. Le visa Shengen permet de voyager en Europe.
On peut compter sur la communaute malgache des fois. C’est important. Systeme de sante assez performant et pas cher.

Vola: Le saucisson et les cornichons.

Tattum: En tant que pays à visiter, la France est un beau pays. Des identités régionales, un patrimoine historique et touristique bien conservé, une diversité des lieux et cadres. Plus les produits du terroir, et la gastronomie en général.


Qu’est ce qui nous en dissuaderait?


Aiky:
Le coût de la télécommunication, le coût de l’eau et de l’électricité, la pauvreté, le moramora, l’individualisme deplacé, le manque d’effort, la résistance au changement, le racisme, le tourisme sexuel (à vous de voir si cela vous encouragerait ou vous en dissuaderait ;-D)

Cinthia: Ici c’est chacun pour soi. Il faut savoir compter sur soi même et ne pas dépendre d’autrui. En ce qui concerne le travail, ce n’est pas ce que tu sais qui compte, mais qui tu connait. Pour aller loin aux Etats-Unis, il faut savoir faire de bonnes connaissances et influencer
les autres. Oui, il faut travailler dur pour réussir, mais en meme temps il faut savoir se vendre et bien utiliser les resources disponisbles si on ne veut pas se faire pietiner ou dépasser pas d’autres personnes peut-être moins intelligentes ou compétentes que soi.

Damy:

Dadee: Chacun ses idées et perspectives. Personnellement c’est ma vision. De toute façon, il y a toujours des hauts et des bas. Sachons tirer profits et plaisirs.

Elodieriana: L’hiver et la distance par rapport à Mada

Haja: Toutefois, comme l’Amérique (et le Canada) est vaste, et que les gens sont de différentes cultures, ça ne pourrait être pareil partout.

Harinjaka:

Lilia: Le froid extrême et l’hiver qui dure 6 mois.
Il faut AIMER le froid pour pouvoir vivre ici, le supporter ne suffit pas.

Lova:
1) Bush ( not kidding)
2) le manque d’info par rapport au reste du monde: les US sont assez concentres sur leurs problemes.
3) l’integration dans la communaute se fait assez
souvent par l’eglise. Cela peut etre un avantage mais aussi un inconvenient
4) 21h d’avion pour revenir a Tana.

Marc: Le choc culturel est terrible… Il faut être très ouvert ou avoir l’expérience d’une expatriation avant ou encore être bien entouré par les potes !

Nivo:
– la paperasserie administrative! (avant, pendant et après!!)
– le climat
– une certaine prédisposition des gens à la râle et à la non-satisfaction qui pourrait exaspérer!

Rija: les préjugés, les râleries, les grèves et le loyer

Sandy: La précarité et l’exclusion si on n’a pas d’emploi

Vaomiera: cout de la vie, les impots, difficultes d’integration

Vola: La pollution,les loyers exorbitants,la solitude des grandes villes: il faut avoir le coeur accroché et ne pas se renfermer sur soi-même.

Tattum: le fait que ça fasse jaser ou l’effet d’un scoop qu’un présentateur de journal télévisé Black vienne remplacer PPDA sur TF1 cet été: ça résume assez la situation.

7.Ta devise?

Aiky: En Ariary (je plaisante!) voilà : Toujours en avant!

Cinthia: Ne jamais abandoner. Un de ces jours, j’accomplirai mes rêves.

Damy: « …Car Dieu est Amour »: Partir de ton pays c’est difficile mais très utile.

Dadee: Je suis hédoniste et adepte d’Epicure. J’aime bien l’esprit « Carpe Diem ». L »important je crois c’est de sentir bien et de pouvoir vivre comme on veut et surtout comme on peut.

Elodieriana: Quand on veut, on peut. Point!

Haja: « You must be the change you wish to see in the world. » — Gandhi.

Harinjaka: « work hard, play hard, make life better for others »

Lilia: Cultivez des relations étroites avec Dieu
(notamment en étudiant la Bible). Et il vous accompagnera partout où vous irez, que vous ayez choisi ou non d’y être.

Lova: Je n’en ai pas une fixe mais celle-ci
me convient en ce moment:  » faire et en faisant se faire, et n’etre que ce que l’on s’est fait »

Marc: Quand on ne sait pas, on apprend ! Et quand on sait, on applique !!!

Nivo: euh… profites-en? lol… Non, fais vraiment ce qui te plaît, tout de suite, histoire de ne pas regretter plus tard :)

Rija: Hakuna matata!

Sandy: Aide-toi et le ciel t’aidera

Vaomiera: N’oublie jamais d’ou tu viens! (a prendre dans le sens origine mais aussi experience personnelle)

Vola: Ne jamais remettre à demain ce que je peux faire après-demain.
Arrêter de sortir des citations pourries.

Tattum: « Sentir sa vie, sa révolte, sa liberté, et le plus possible, c’est vivre et le plus possible. » (Camus)

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